La vie Communale

          Sur le site de "Saint Toutain" sur la route de St Paul le Gaultier, une table d'observation commentée permet une lecture complète du paysage qui s'offre à nos yeux : Pays de Gaultier, forêt de Sillé le Guillaume, pointe granitique du Mont Rochard.
 
         Au hameau de "Haute Cour", une table d'orientation réalisée par un artiste local nous permet de repérer au premier plan, la cuvette de Saint Julien des Eglantiers, correspondant à un affaissement de terrain consécutif aux déformations subites par la corniche de Pail à l'ère primaire. A l'horizon, le massif de Multonne et le Mont Souprat dont les pentes montrent l'alternance de zones remembrés ouvertes et de zones de bocage traditionnel composées de petites parcelles séparées par un maillage de haies touffues.
 

 

        Avant l’apparition des barbelés et autres clôtures électriques, les paysans de la région pour la plupart des éleveurs devaient constituer des clôtures naturelles pour "bourder" (terme local qui signifie enclore) les animaux. La technique consistait à entrelacer les jeunes branches des arbres présents sur la haie, en particulier le hêtre (le foutiau) et le noisetier (le coudre) pour former une barrière hermétique.
          Régulièrement, tous les 8 à 10 ans, à l’occasion de la coupe de la haie, le plessage était reconstitué autour de "plessards" phonétiquement "piessâs" (pieux plantés au centre de la haie autour desquels les branches sont enchevêtrées. et qui étaient sensés délimités exactement les parcelles). Leur emplacement donnait lieu souvent à d’âpres discussions, certains paysans cherchant à grignoter un peu sur le voisin.
         Aujourd’hui quelques unes de ces haies subsistent donnant souvent un aspect "torturé" aux arbres qui les composent.
        Pour préserver la trace de ces pratiques anciennes, nous avons recommencé à plesser cette haie composée essentiellement de hêtre, avec le concours de son propriétaire, non loin du hameau de la Sauvagère du Bas.